pitite presentation

pitite presentation
Ton nom : haha!!
Ton prénom : Eléonore
Ton/Tes pseudos : élé;éléo...
Ta date de naissance : 12/10/1991
Ton signe astro : Balance
Ta taille : 1m6...
Ton poids : ..
Tu chausse du : 39
Tes mensurations : ba sa c tip top secret lol vné
mdemandé
et on vérra



Ta ville : Halluin a coté de Menin ( la chance hein )
Ta situation de famille : habite chez ma maman
As-tu des frère(s) et soeur(s) ? Non fille unique
Si oui, combien ? 0000000
Comment sont tes rapports avec tes parents ? sa depend
La couleur de tes yeux : noisettes
La vraie couleure de tes cheveux ? blonde foncé
De quel origine es-tu ? heu ba sui francaise a moin ke g des origine don jignore
Ta religion : ocune



Tes qualités : bn alor la yen a
des choze a dire expdr
ze sui tré gentille , a l\'écoute
,attachante etc jaréte sinon
yora jms aC de place mdr
Tes défauts :fo pa me Vner etc se ki
mconaisse les savent
Quelle est ta couleur préférée ? rose
Ton/tes film(s) préféré(s) ?
la ligne verte , Titanic , Thoughtcrimes ( la voix des crimes ) et tout les films d'horreur ...
Tes idoles (chanteurs, acteurs...) :
Acteurs(trices): Nicolas Cage ; Navi Rawat
Chanteurs(euses):ben enfait jen é pa tro
Tes hobbies ? ordi , télé , ciné
La langue que tu préfère parler :
le francais et la langues des signes que j'aimeré bien apprendre
Quel pays aimerai tu visiter ?
U.S.A et l'Espagne
Où te sens-tu le mieux ? ds ma chanbre(surtout ds mon lit)
L'animal que tu préfère ? Le chien ( golden retriver)
Le parfum de glace que tu préfère ? vanille fraise
La boisson non alcoolisé que tu préfère ? coca
Quel genre de musique écoute tu ?
pop rock et de temps en temps du rnb
Pratique tu un sport ? Si oui lequel ?
pa vraiment
Ta série préférée ? il i a veronica mars mais elle est fini alors maintenent je diré cold case





Ta matière préférée ? BLP biologie de labo et paramedical
Ton futur métier ? preparatrice en pharmacie
Quel est ton objet fétiche ? jen ai pa vraiment
Ton parfum préféré ? Hypnose de Lancome
Ton chiffre préféré ? 6
Es-tu amoureux(se) ? Si oui, de qui ? non
As-tu déjà trompé ton/ta partenaire ? Non etant donné ke jen ai po





As-tu profité de quelqu'un ? Si oui, de qui ?
nn jms jferé une choze pareil
mm si la pers le mérité
Qu'aimerai tu te faire pardonner ?
oula plin de choze mé cm
on di seul le paC nous
ratrape un jour dc vla
As-tu déjà eu envie de tuer quelqu'un ? Si oui, qui ? oui tro dgens
Dors-tu avec un DouDou ? avant mais plus maintenent kar je le perdé kan je dormé avec




As-tu déjà fumé ? Non
Pleure tu souvent ? Oui
Qui sont tes meilleur(e)s ami(e)s ?
Justine ( c une sorte de soeur) ; Johanna ; Julie 1 et 2 (elle se reconaitront) ...
Tu es fière de : moi
Tu as honte de : des kékés ki son dans ma classe
As-tu déjà fais souffrir quelqu'un ? Si oui qui ?
oui on a ke le revers de sa
médaille un jour ou lotre dc
vla pers concerné le seron
Es-tu fidèle en amour ? Oui
Es en amitié ? Oui



Quelle partie de ton corps préfère tu ? mes yx et mes cheveux
Quelle partie de ton corps détèste tu ? le reste
De quoi ne peux tu pas te passer ? de ma télé
Quel est ton plus grand rêve ? devenir actrice et ou chanteuse mé c un reve
Et ton pire cauchemar ? mourrir trop jeune et souffrir
En veux tu à quelqu'un ? Si oui, qui ? oui je ne citeré pa de prénom
Combien d'enfant(s) aimerai tu avoir ? 2 ( kar tout seul un enfant s'ennuit je le sais kar je sui fille unique et trois c tro la galere mé on vera plus tard)
As-tu une phobie ? Si oui, laquelle ? des araignés ; tout ce ki é gueppe abeille ... , de losto et de l'avion



Tu préfère le jour ou la nuit ?
jour pour etre avc les gens pr
déliré etc...et nuit
pr faire dido
TV ou PC (internet) ? TV
Mc Donald ou Quick ? Mc Donald
Le froid ou la chaleur ? La chaleur
Mer ou montagne ? Mer
Dentelle ou satins ? satin



Lune ou Soleil ? Soleil
Ange ou démon ? Ange
Ville ou campagne ? Ville
Ton orientation sexuel ? Hétérosexuel
Quel est ton fantasme ? ha ha vien mle demandé
Sur quelle star fantasme tu ? ben jen ai pas tro mé on vera plu tard
As-tu déjà fantasmé sur un ou une ami(e) ? Non




Parle tu souvent de sexe sur internet ? non
Parle tu souvent de sexe avec tes amis ? ben boff ( lol )
Que porte tu comme sous-vetements ? soutif et quelque foi shorty
Ce que tu regarde en premier chez une fille : rien jsui pa guine
Ce que tu regarde en premier chez une mec : sa téte bien sur
Que préfère tu dans le sexe ? tré bone kestion .......

Quel est le mot que tu préféres ? je t'aime
Ton mot d'amour préféré en verlan ? jte velo ( me je c po si ca existe )
Le mot le plus long que tu connaîs ? anticonstitutionnellement
Et le plus court ? non ( lol )


L'adjectif qui te définit le mieux ? unique
Si tu dvais tatouer des mots sur ton corps ?jamais je me feré tatouer tro peur
Les mots que tu aimerais tager sur un mur ? je t\'aime (tmtc)
Qu'y a t-il d'écrit sur ton tee-shirt ? celibataire
Le mot que tu dis le plus souvent ? non
Le gros mot que tu lâches le plus souvent ? putain
D'ailleurs que penses tu des gros mots ?
ke jen di tro lol



Comment appellerais tu le film de ta vie ? le film de ma vie (lol)
Le mot que tu dis quand tu décroches le téléphone ? alloooo, keski a ; oé
Ca commence par A et finit par E. C'est quoi ? amitié
Les mots que tu voudrais qu'on te dise ? ke je suis geniale
Le mot que tu aimes le moins ? jen é pa vrment


# Posté le dimanche 09 décembre 2007 13:39

Autre blog

Autre blog
G un autre blog qui parle de ma pitite vivie alors allez le voir et lachez vos comms merci et bonne visite ici

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 14:13

Episode virtuelle l'amour rend-t-il aveugle !!!

Episode virtuelle l'amour rend-t-il aveugle !!!
Encore une affaire de bouclée pour Lilly, encore un meurtre résolu sur la longue liste qu'elle collectionnait avec ces quatre collègues. Ces derniers mois avaient été difficiles pour eux, Lilly n'était plus avec Kite, Scotty avait perdu Elisa et la tension entre eux était à son comble depuis l'arrivée de la s½ur de Lilly, Christina. Surtout qu'elle avait osé s'approché de Scotty, un peu trop au gout de Lilly. Christina avait dû s'imaginé que les deux inspecteurs avaient une relation intime, et c'est pourquoi Scotty et Chris étaient ensemble à l'heure actuelle. Enfin, c'était le point de vue de Lilly. Elle ne pouvait s'empêcher d'assimiler tous les points communs masculins qu'elle avait déjà connus avec sa s½ur comme des trahisons et croyait volontiers que la faute en revenait à Chris.

Après avoir salué ces collègues, elle resserra son manteau et s'éloigna en direction de l'ascenseur. Quand elle se retourna, elle vit enfin un regard de la part de Scotty. Il avait évité toute marque d'attention envers elle aujourd'hui et il fallait dire que ca c'était ressenti sur le terrain. Mais elle fit comme si de rien n'était, et s'adossa à la paroi tandis que les portes de l'ascenseur s'enclenchèrent.

Elle marchait seule, emmitouflée dans son long manteau noir, et se fondait dans les profondeurs de la nuit. Il était près de onze heures du soir, tout le monde était déjà chez soi, d'autres commençaient leur service de nuit. Plus personne n'était dans le rues, mais quand elle entra dans le métro, elle se rassura en voyant quelques personnes assises, la ville n'était donc pas morte ! En effet, il était rare de voir moins de deux personnes dans son champ de vision à Philadelphie.

Arrivée à la station de son quartier, elle emprunta un raccourci qu'elle venait de découvrir, une petite ruelle sombre en face de la station de métro qu'elle n'avait pas remarqué jusque là. Mais elle était vraiment fatiguée et n'avait qu'une hâte, se mettre au lit avec ces chats. Quitte à se perdre... Elle observa à droite et à gauche, et traversa la grande rue au pas de course. Elle avait alors cette impression bizarre d'être suivie mais mit ceci sur le compte de la fatigue et du stress. Elle pénétra dans les profondeurs de la petite rue et marcha d'un pas déterminé devant elle. Mais ses doutes la rattrapèrent bientôt et elle fut stoppée par une main puissante sur son épaule.

- Scotty, si c'est toi, ce n'est plus l'heure de me parler d'une nouvelle affaire.

Mais comme il ne répondait pas, elle se détourna vivement en se dégageant de l'inconnu. Elle tenta de deviner les traits du visage de l'aguicheur mais elle n'y parvint pas. Elle se revit alors quelques années plus tôt, dans cette ruelle près de l'épicerie habituelle de sa mère, seule et innocente, avec cet homme qui...
Une boule monta dans sa gorge, elle angoissait. Et la peur s'introduisit dans chacun de ces membres, la paralysant. Elle ne contrôlait pus rien, les larmes coulèrent toutes seules et elle fut prise de frissons violents.

Son agresseur en profita pour prendre son arme et la balança un peu plus loin. Quand elle voulu aller la chercher, il l'attrapa et la poussa violemment contre le mur plongé dans l'obscurité. Elle se releva péniblement en se tenant au mur et essuya sa lèvre. Du sang avait giclé.

- Que me voulez-vous hein ? Il vous manque votre coup du soir salaud ?

Elle se retourna doucement, et un brouillard chimique provenant d'une bombe lacrymogène sans doute, lui brula atrocement les yeux. Les seules parcelles de vision qui lui restait disparurent alors. L'inconnu la plaqua contre le mur, elle se débattait tant bien que mal, mais la douleur l'empêchait de faire des mouvements cohérents.

Il entreprit alors de lui enlever son manteau et lui susurra des phrases salaces. Elle n'avait plus aucune force, le souvenir du passé la clouait sur place, seules les larmes faisant foi de sa peur. Elle se sentit alors soumise, insignifiante face à l'obscurité et au touché de la brute. Et il ne s'arrêtait pas...

Il avait arraché les boutons de sa chemise, laissant trainer ses mains là où ca l'intéressait. Elle perdit pied quand il déboutonna son pantalon et fut entrainer dans un profond néant où plus aucun espoir de subsistait.

Will Marks avait attrapé de justesse son métro comme tous les soirs et s'enfonça dans la rue qui séparait son appartement de la station de métro. C'était son lot quotidien, cet endroit lugubre pour terminer sa journée. Mais quelque chose clochait ce soir là, il entendit des sanglots distincts sur sa droite. Il ne pouvait pas continuer son chemin sans réagir, il voulait savoir ce qui se passait.

- Euh bonsoir...

Il tenta de discerner les personnes et vit un homme qui avait l'air stressé et une jeune femme en pleurs.

- Eh vous ! Lâchez là !

L'inconnu qui avait tilté, lâcha Lilly et s'échappa rapidement. Will ne prit pas le risque de le poursuivre et se dirigea vers la jeune femme.

- Mademoiselle ?

Lilly ne répondit pas. Elle était choquée et n'avait aucune confiance en lui. Elle ne voyait plus rien, et ca l'affolait complètement.

- Je ne vous veux aucun mal, il est parti. Si vous voulez je vous accompagne à un poste de police.

Il s'approcha doucement pour ne pas lui faire peur mais elle ne leva cependant pas le visage. Il lui toucha le bras mais elle se recroquevilla sur elle-même.

- Je ne vais pas vous toucher, mais il faut que je vous aide, vous comprenez ? Comment vous vous appelez ? Moi c'est Will.
- Lilly. Je...je ne vois plus rien, j'ai mal.

Il comprit qu'elle avait quelque chose aux yeux et sortit son portable pour l'éclairé et voir l'état de ses yeux. Elle les ouvrit doucement quand elle aperçut la lumière. Il constata les rougeurs sur les blancs des yeux puis elle les referma rapidement, la douleur étant trop intense.

- Je crois qu'il vous a injecté un produit, il va falloir que je vous emmène à l'hôpital. Vous voulez bien me suivre ?
- Oui...

Il l'aida à se lever et ils se dirigèrent ensemble dans le sens inverse de leur parcours. Mais elle pensa à son arme, et demanda au jeune homme de lui chercher, elle ne voulait pas que quelqu'un se blesse avec. Il fut surpris quand elle lui expliqua qu'elle était flic. Elle avait tous les moyens pour arrêter son agresseur mais elle n'avait rien fais pour...

Il était près de minuit maintenant et Will n'en revenait toujours pas de ce qui venait de lui arriver. On pouvait simplement dire qu'il avait réussi sa bonne action du jour. Mais il ne savait vraiment pas comment réconforter Lilly dans ce métro. Il avait tout essayé pourtant, les blagues, parlé de sa vie, de lui faire penser à des choses positives, heureuses. Et cela n'avait pas fonctionné, d'ailleurs il le comprenait très bien car il ne pouvait pas imaginer la peur qu'elle avait dû éprouver face à cet homme.

La jeune femme était droite sur son siège, les yeux fermés et ses mains étaient crispées sur son pull. De temps à autre, elle frissonnait, se remémorant la scène dans cette petite ruelle. Elle se promit de passer dorénavant dans des endroits beaucoup plus fréquentés.

Le métro stoppa et elle se leva. Elle chercha de sa main les obstacles à contourner pour trouver la sortie mais se heurta au vide. Elle sentit alors une main prendre la sienne. Elle accueilli Will avec confiance, elle n'avait pas d'autres choix. Elle souffrait énormément, et ca l'inquiétait au plus haut point. Les effets de la bombe lacrymogène auraient déjà dû se dissiper.

A l'hôpital, on les conduisit à la salle d'attente. Le docteur Kenz devait bientôt la chercher.

- Lilly, vous voulez que je contacte quelqu'un pendant que vous serez dans son bureau ? De la famille ? Elle eut un rire jaune. Je vois...des amis alors ? Elle pensa à Scotty mais fit non de la tête. Il devait surement être à cette heure-ci dans les bras de Christina, et même, elle n'avait aucune envie de le voir...enfin façon de parler.
- Ecoutez Will, j'aimerais que vous appeliez ce numéro, ce serait gentil.

Elle lui écrit sur un morceau de papier et quand elle entendit son nom, elle se leva en étant aidé de Will et il l'accompagna jusqu'au bureau. Il demanda ensuite au médecin s'il pouvait lui parler en privé. Ils laissèrent alors Lilly dans le cabinet et fermèrent la porte du bureau.

- Elle est choquée, je l'ai trouvée en plein acte de viol près de chez moi. Je crois qu'il n'est pas allé plus loin que les caresses mais elle a perdu la vision suite à une injection...elle n'a toujours pas retrouvée la vue, c'est inquiétant.
- Merci, je ferais attention à elle, vous pouvez rentrer si vous le voulez, en cas de cécité, on lui trouvera une aide-soignante pendant qu'elle cherche quelqu'un qui pourrait l'aider quotidiennement. Elle est entre de bonnes mains.
- Je sais bien mais je préfère attendre la fin de votre diagnostique pour être sûr que ca va aller. Je vais appeler le contact qu'elle m'a transmis.

Le docteur acquiesçât et entra dans le cabinet tandis que Will composait le numéro.

- John Stillman, j'écoute ?
- Bonjour monsieur, je me présente Will Marks...je ne suis pas dans la pub rassurez –vous, j'appelle pour quelque chose d'important. Je dois vous faire part d'un événement qui vient de se dérouler. Vous connaissez bien une certaine Lilly ? Il se rendit compte qu'il ne connaissait pas son nom. Euh, je suis désolé...elle est blonde, flic...
- Oui c'est ma collègue, il lui ait arrivé quelque chose ?
- Elle m'a demandé de vous appelé, si j'ai bien compris, elle serait en froid avec sa famille et ne m'a citez que vous...Lilly s'est faite agressée ce soir...
- Quoi ? Ou est-elle ?
- Elle a perdue la vue mais je n'en sais pas plus. Elle est choquée, et est en ce moment même avec un médecin. Est-ce que vous pouvez me rejoindre à l'hôpital Thomas Jefferson dans les minutes qui suivent ?
- Oui j'arrive.

Et Stillman raccrocha.

- Bon dieu Lilly, que vous ait-il arrivé ?
Lilly se força à ouvrir les yeux à la demande du médecin. Mais elle les referma rapidement quand la lumière de la lampe du médecin atteint sa pupille.

- Mademoiselle, il va falloir que j'examine l'autre ½il. Encore un petit effort.

Elle tenta d'ouvrir le second mais el referma encore plus vite que l'autre.

- Bon je vous le dis tout de suite, je crois que cette brulure n'est pas du à une bombe lacrymo, vous êtes infecté. Je vais devoir vous donner des médicaments pour laver vos yeux régulièrement. Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas irrémédiable. Mais je ne connais pas le temps qu'il va falloir pour que vous recouvrer votre vision normale.
- Bien...docteur, je suppose que Will vous a parlé de...elle ne finit pas la fin de sa phrase, regardant le sol pour ne pas croiser le regard du médecin.
- Je ne vais pas vous forcer à en parler, mais il m'a bien expliqué ce qui vous ait arrivé. Je ne vous en parle pas si vous me promettez qu'il n'a pas...enfin qu'il ne serait pas allé plus loin d'un point de vue intime.
- Il ne m'a rien fais de plus.
- Je vous aurais alors prescrit la pilule du lendemain. Mais mademoiselle, vous avez besoin de parler de ce qu'il s'est passé, je refuse de vous laisser dans cet état.

Elle sentit les larmes se former ce qui lui brula légèrement à nouveau les yeux, mais le produit du médecin faisait déjà son effet.

- Je vais vous confier à une aide-soignante dans les jours prochains, le temps que vous trouviez une aide à la maison. Elle va vous aider dans les taches quotidiennes chez vous. Une psychologue de l'hôpital va également vous suivre suite à ce que vous avez vécut...on est là, on ne vous laissera pas tomber, de nombreuses femmes ne s'en sortent pas après avoir subit un traumatisme tel que le votre.

Elle ne dit rien, et se leva en le remerciant. Ses yeux étaient bandés pour la protéger de la lumière le temps que le produit fasse effet totalement. Le mal était fais maintenant, et elle devait être forte...comme quand elle était plus jeune. Elle se revit transportée sur la civière après que l'inconnu de son enfance l'ait agressée. Les larmes coulaient alors sur se joues et voyait un défilement de visages au dessus d'elle qui la soutenaient.

Aujourd'hui, elle ne pouvait pas voir le docteur Kenz. Elle pouvait seulement imaginer la pitié qu'elle avait provoquée chez Will et sur Kenz. Et elle détestait ça.
La nuit n'était pas encore terminée, Stillman l'attendait de pied ferme avec Will sur le pas de la porte. En voyant Lilly dan cet état, il prononça son nom pour qu'elle comprenne qu'il était présent, puis la prit dans ses bras. Elle se noya dans ses paroles consolatrices, à la recherche de sa bouée de sauvetage. Will lui dit quelques minutes plus tard qu'il allait s'en aller mais qu'ils garderaient contact en cas de problème, il n'habitait pas loin. Elle le remercia énormément de ce qu'il avait fais pour elle et lui promit de l'appeler dans les jours prochains. Il s'en alla alors, sûr que la jeune femme puisse rentrer chez elle entre de bonnes mains. L'aide soignante devait la rejoindre le lendemain chez elle et Stillman lui proposa de la ramener en voiture.

- Chef, est-ce que vous avez dis aux gars que... ?
- Non Lilly, il était bien trop tard mais je vous promet de leur en parler demain au boulot. D'ailleurs, vous restez chez vous le temps que ca aille mieux. Lilly, je suis avec vous, vous pouvez compter sur moi.

Cette phrase, on lui avait déjà beaucoup dis mais se faire agresser deux fois dans une vie, elle ne le souhaitait à personne. C'était beaucoup trop dur et elle ne savait plus où chercher la vraie confiance dans le monde qui l'entourait.

Lilly...Lilly...viens...de toute façon tu ne sers à rien ici, tu n'aides que les morts...à quoi cela te sert t-il Lilly ? Hum ? Tu aurais mieux fais d'éviter de rendre alcoolique ta mère, hein Lilly, pourquoi allait tu toujours à cette épicerie ? Pourquoi rendait tu soule ta mère avec toutes ses bouteilles ? Que pouvait-elle faire de toi Lilly ? ...viens...
L'inconnu l'arracha de son lit et lui assena de nombreux coups très violents. Elle vit le sourire sadique qui se formait sur ses lèvres qui contrastait avec son regard de tristesse. Et il frappait, frappait puis elle ne vit pus rien.

Elle venait de se réveiller, mais ne comprit que quelques secondes plus tard que la nuit dernière n'avait pas été un cauchemar comme celui qu'elle venait de faire pour la troisième fois en deux heures.
Le bandeau sur ses yeux commençait à lui démangé, elle n'avait qu'une hâte, que l'infirmière arrive pour lui enlever. C'est alors que la sonnette retentie. Lilly se figea et tenta de trouver à tâtons la poignée de la porte de sa chambre puis celle de la porte d'entrée. Elle demanda l'identité de l'inconnu, et se rassura en ayant la confirmation que c'était bien l'aide dont elle avait besoin pour prendre son petit déjeuner.

Toute la matinée avait été passée dans l'appartement de Lilly, l'infirmière l'aidant à poser les affaires de premier besoin dans des endroits stratégiques. Elle lui expliqua comment allait se dérouler les quelques jours qu'elles allaient passer ensemble. L'alimentation, l'hygiène, les sorties avec sa nouvelle canne blanche, les repères dans la ville, les sons à identifier...mais elle lui expliqua bien que dans la mesure du possible de ne jamais rester seule, surtout dans les lieux qu'elle ne connaissait pas. Vers midi, on sonna à la porte, cela devait être surement tous ses collègues qui voulaient prendre de ses nouvelles.

- Lilly je vous propose d'aller ouvrir pour mettre en action ce que je vous ais dis.

Elle acquiesçât et se dirigea vers la porte en touchant les endroits stratégiques pour se repérer. Elle ouvrit la pognée mais laissa le loquet après avoir demandé qui c'était. Christina était sur le pas de la porte, et fut chamboulée en ayant la vision de sa s½ur aveugle.

- Lilly...
- Chris, que fais-tu ici ?
- Mon dieu...que t'es t'il arrivé ?

Lilly recula et mit ses lunettes de soleil sur les yeux, car elle ne voulait pas que quelqu'un puisse la voir dans cet état mais avait oublié de les mettre avant d'ouvrir.

- Je sais que le moment est mal choisi mais...j'ai des problèmes.
- Pourquoi ca ne m'étonnes pas ? Tu n'es pas allé en parler à Scotty ?
- Je suis recherchée par la police Lil', il faut que tu m'aides. Je n'ai pas osé lui en parler, déjà comme ça notre relation est bizarre en ce moment.
- Tu as mal fais ma pauvre, il aurait eu d'avantage de compréhension que moi envers tes conneries. Je ne te couvrirais pas Chris. En plus comme tu le vois, je ne suis pas en état.
- Mais je pourrais t'aider...
- Non, tu ne fais qu'empirer les choses en étant ici. Va-t'en !

Et elle lui intima l'ordre de sortir. Chris obéit sans dire un mot de plus, tandis que l'infirmière ne savait plus vraiment où se mettre.

Encore une longue journée attendait Scotty ce mardi 4 octobre. Hier soir, il avait passé une soirée médiocre en compagnie de sa petite amie et il ne pouvait s'empêcher de penser que tout allait dans le mauvais sens en ce moment. Après le décès d'Elisa, il s'était plongé dans son boulot, oubliant parfois même de regarder les femmes autour de lui. Et depuis l'arrivée de Christina, ce n'était plus le boulot qui le préoccupait le plus, mais bien ses éternelles disputes avec elle. Il n'arrivait pas à trouver le bonheur à ses côtés, il n'arrivait plus à la cerner et se replongeait alors dans son travail, pour se convaincre qu'il pouvait être utile quelque part, en aidant les morts...et ça le rapprochait de Lilly sans qu'il s'en rende compte. D'ailleurs, les disputes de Christina étaient bien assez, et ça l'agaçait énormément que sa s½ur fasse de même avec lui.

Ce matin là n'allait vraiment pas être facile, non, car il ne s'attendait pas à voir ses trois collègues masculins dépités dans leur chaises, surtout Stillman qui était enfoncé dans la chaise de Lilly, plus sérieux que jamais. Mais où était d'ailleurs la jeune femme ? Elle était la plupart du temps au poste avant lui. Il sourit en imaginant Lilly dans son lit, le réveil à la main, et écumant de rage en le lançant à travers la pièce car celui-ci avait manqué à son devoir quotidien.

Scotty s'approcha des gars, toujours aussi sérieux et qui n'osaient pas vraiment regarder venir l'inspecteur. Encore une fois annoncer la nouvelle à Scotty enrageait Stillman, qui ne pouvait se défaire de l'image de Lilly, aveugle, sans personne de son entourage qui puisse l'aider. Il y avait seulement lui, son chef, qui avait été là. Et d'un côté, il en voulait à Scotty de ne pas avoir été présent ces derniers temps auprès d'elle.

- Bonjour, alors vous avez déjà une nouvelle affaire sous les bras pour tirer des têtes pareilles ?
- Scott...
- Où est Lilly ? Elle a loupé son réveil ou quoi ?
Il commença à rigoler mais il fut stopper par les visages de marbre en face de lui, il diminua son sourire et prit un air inquiet.
- Qu'est ce qu'il y a ? Où est Lilly ?
- Elle a été agressée hier soir Scotty, commença Vera qui ne tourna pas autour du pot.- Quoi ? Par qui ? Où est-elle ?!
- Valens, Lilly a subit une tentative de viol hier soir en rentrant chez elle. Heureusement un homme est passé pas là à temps.
- Que ? ...Mon dieu.
- Son agresseur a vaporisé un produit irritable dans ses yeux. Elle est chez elle en ce moment. C'est le chef qui est venu la chercher à l'hôpital, annonça gravement Jeffries avec une lueur de reproche dans le regard. Scotty comprit qu'il aurait dû être là mais que Lilly n'avait surement plus assez confiance en lui pour l'appeler.
- Pourquoi ne m'avez-vous pas appelez chef ? Je dois être le seul ami que Lilly possède avec vous trois.
- Elle ne m'a pas demandé de vous appeler Scotty, elle était vulnérable et choquée, et on peut dire qu'elle avait plutôt confiance en moi à ce moment là. Comprenez Valens que je suis plus vieux que vous, je pourrais être son père et à ce moment là, je peux vous assurer que si elle aurait pu éviter une présence masculine, elle l'aurait fais.
- Je vois. Je...il faut que je la voie.
- Vous attendrez ce soir, et demain on ira la voir tous ensemble après qu'elle est vue un psy. Et de toute façon, elle est en ce moment même avec une aide-soignante. Maintenant on va tous se remonter le moral en se plongeant dans une nouvelle affaire, d'ailleurs il y a quelqu'un qui nous attends impatiemment.

Stillman fit un signe de tête en montrant un homme dans son bureau qui attendait sagement que le boss revienne prendre sa déposition.

Quand il rentra chez lui, il découvrit Christina, affalée dans son canapé. Elle avait l'air soucieuse, peut-être allait-elle encore lui balancer des méchancetés. Il enleva son manteau et l'accrocha au crochet de la porte d'entrée. Christina n'avait pas bougé, le regardant évoluer dans la pièce tandis qu'il se servait un verre d'eau.

- Scott', je dois t'avouer quelque chose...
- Quoi ? Tu me trompes ? Tu veux te barrer ? Je le comprendrais Christina, je ne sais pas ce qu'il nous arrive, j'en ai marre que tout tourne aux cris...
- Je...non ! Mon chéri non ça n'a rien à voir...
- Alors qu'est ce qui se passe Chris ?
- C'est difficile à t'expliquer...j'ai un problème, je suis allé trop loin cette fois-ci.

Scotty fit le tour du fauteuil et se vautra dedans en la regardant d'une manière interrogative.

- J'ai fraudé Scott', je suis recherchée par les flics...je ne veux pas te déranger mais...je ne sais pas où aller. Voudrais-tu partir avec moi ?
- ...
- Chéri...
- Je ne sais pas pour qui tu m'as pris Chris, mais peut-être que tu ne l'as pas remarqué, je suis du côté de la loi. Et je l'ai toujours été.
- Je dois prendre cette réponse pour un non alors.
- Je crois bien que oui...maintenant je vais m'en aller chez ta s½ur et quand je rentre je ne veux plus te voir ici, est-ce clair ?
- Scotty...non s'il te plait !
- Je n'ai pas d'autres choix.

Il se leva avec un regard de tristesse et l'embrassa sur le front. Il attrapa son manteau, prit le double des clés et claqua la porte rageusement.

Quelle poisse ! Décidément ce n'était pas la journée de Scotty, et il se rendait compte qu'il commençait à culpabiliser envers Lilly. Elle l'avait prévenue que sa s½ur n'était pas un ange mais il était tombé bêtement dans le panneau. Maintenant il en payait les frais, il n'était même pas sûr que sa coéquipière serait d'accord de le voir. Mais avec Christina dans son appartement, il n'avait pas d'autre choix que de continuer sa route vers Lilly.

Arrivé devant la porte, il toqua. Il attendit deux bonnes minutes ce qui commença à l'inquiéter.

- Lilly, c'est Scotty, tu es là ?
- Vous êtes obligé de crier comme ca ? demanda un voisin qui passait par là.
- Non excusez-moi. Le voisin rentra et il y eut un déclic. La porte s'ouvrit sur Lilly, appuyé sur le chambranle de la porte, à demi essoufflée et en peignoir.
- Pardon Scotty, j'étais sous la douche...

Il réorienta son regard vers la jeune femme, il fut pris d'une rage folle envers l'individu qui avait agressé Lilly quand il vit son regard sans vie. Il avait oublié qu'elle était maintenant aveugle, tellement sa surprise avait été forte quand Stillman lui avait raconté ce qu'elle avait subit...

- Mon dieu Lil', qu'est ce qu'il t'a fais ce salaud ?
Il voulut lui toucher la main mais elle entra rapidement en laissant la porte ouverte pour mettre ses lunettes. Elle n'avait pas pris le temps de les prendre.
- Je suis désolée, je ne voulais pas que tu me vois comme ça.
- Ce n'est rien...je...Lilly pourquoi tu ne m'as pas prévenu ? lui demanda-t-il tout en refermant la porte et s'approchant d'elle.

Elle s'assied sur le canapé, tapotant la place à coté d'elle. Elle prit un élastique et attacha ses cheveux encore trempés. Quand elle sentit le canapé s'enfoncé à côté d'elle, elle se releva et lui demande s'il voulait un café.

- Attends, assied toi Lilly, je vais le faire.
- Non, non, je veux apprendre à me débrouillé seule Scotty.
- Et tu as le droit de rester seule comme ça ? Du moins au début ?
- J'ai dis qu'une amie devait me rejoindre ce soir à mon aide soignante.
- Ce qui n'est pas vrai...
- Je me suis toujours débrouillée seule, je ne vois pas pourquoi ca devrait changer !
- Car tu es aveugle Lilly !
- ...

Elle se rassies et ne désemplis pas de colère.

- Je ne veux pas rester comme ca Scotty, je ne veux pas être dépendante d'une canne et d'un médecin, tu comprends ? Je ne veux pas avoir peur de chaque homme qui passe dans ma vie, ce qui serait encore pire qu'avant...
- Comment ça Lil' ?
- Non rien laisse tomber.

Il comprit qu'il ne devait pas la brusquer plus qu'elle ne l'était mais répéta sa question qui lui tenait à c½ur.

- Pourquoi tu ne m'a...
- Je ne voulais pas Scott, je ne voulais pas que ma s½ur en profite pour venir me voir et toi non plus, je n'avais pas envie que tu m'approches après...ça.
- Lilly tu sais que je ne te ferais jamais de mal. Et je voulais aussi te dire que je suis désolé de ne pas t'avoir cru pour ta s½ur, elle est venue ce soir pour me dire qu'elle était recherchée par les flics.
- Je sais, elle est venue cette après-midi. Je ne veux plus la voir...enfin maintenant ça risque d'être difficile...elle fit un sourire sarcastique.
- Mais est ce que ces symptômes sont irrémédiables ?
- D'après le médecin, je devrais recouvrer la vue bientôt...elle craqua, les larmes se formèrent mais elle se leva pour chercher le café. Un moyen pour éviter que Scotty ne prenne pitié d'elle.

Elle se dirigeait vers la cuisine quand elle sentit qu'il lui prit la main. Elle se dégagea et continua son chemin et s'accrocha à la table de travail de la cuisine. Elle fut secouée par des sanglots. Scotty ne sachant pas vraiment quoi faire, recommença à lui parler.

- Lilly, tu sais que tu peux compter sur moi, si tu veux en parler, si tu as besoin d'aide à la maison, je t'aiderais mais il faut que tu l'acceptes. Ok, ces derniers temps n'ont pas été faciles, mais tu es toujours mon amie, tu peux le comprendre ? Je suis tout autant dégouté que toi de ce qu'il t'es arrivé...
- Tu ne sais rien de mon passé Scott, tu ne peux pas comprendre !
- Mais je n'attends que ça, que tu veuilles bien m'en parler ! ... On se voit demain Lilly, réfléchis bien à ce que je t'ai dis avant de me rejeter.

Il posa une main sur son épaule mais elle ne bougea pas. Elle comprit qu'il était vraiment sincère.

- Est-ce que tu peux rester cette nuit ?
- Bien sur.
- Je ne supporte pas le silence, ca ne me rassure pas du tout.
- D'accord, alors on va commencer par se faire ce café et mettre un peu de musique, ça t'apaisera. File t'habiller, tu va choper la crève.

Lilly se retourna, et eut l'impression de voir des couleurs dans son champ de vision. Peut être que tout pouvait s'arranger finalement.
La jeune femme alla s'enfermer dans sa chambre mais sortit une minute plus tard, encore en peignoir, et très gênée. Scotty était affairé à faire les cafés quand il sentit la présence de Lilly. Il se retourna alors pour voir ce qu'il en était...

- Euh, Scotty ? Dis j'ai un problème, l'infirmière ne m'a pas aidé à classer mes fringues et je n'ai pas trop envie de me mettre n'importe quoi sur le dos, tu veux bien m'aider à trouver ?
- Je te suis.

Il entra dans la fameuse chambre de Lilly, et la suivit tandis qu'elle se dirigeait vers son armoire. Quand elle failli se prendre dans le tapis, il l'aida à ne pas vaciller et étrangement, ce contact ne fit pas dégoût à sa coéquipière. Elle se retourna et lui sourit. Puis elle ouvrit la grande armoire. Elle avait déjà déposé ses sous-vêtements sur le lit mais avait des difficultés à se rappeler où se trouvait son jogging.

Scotty regarda le contenu de son armoire et fut surpris de trouver des choses très intéressantes. Il lui dénicha une jolie robe noire sur un cintre et quand il lui donna, elle éclata de rire.

- Euh, Scott, je ne vais pas en soirée tu sais, là je suis à la maison alors un jogging et un t-shirt où il n'y a pas de lapin brodé dessus me suffira largement.
- Hum mais moi je l'aime bien cette petite robe. Bon ben va pour le jogging alors.

Il lui donna de quoi s'habiller et quitta la chambre non sans un regard pour les morts qui trônait près du coussin de Lilly.

Les chats se glissèrent alors entre ses pieds et miaulèrent.
- D'accord je vois que vous avez faim !

La soirée se passa tranquillement, Scotty avait préparé son lit sur le canapé, et d'ailleurs Lilly aurait été épatée, il en était sure, du soin qu'il avait pris pour que la maison soit en ordre. Et bien sur, elle en profita pour se lover dans la couverture de Scotty pour écouter la musique tandis qu'il faisait la vaisselle.

- Je croyais que tu voulais être autonome malgré ton handicap ?
- Oui mais je profite d'avoir un homme à la maison, tu vois, pour me prélasser...
- A ce train là, je ne resterais pas bien longtemps Lilly.

Elle cessa de rire et se retourna pour le regarder.

- Tu es sérieux, tu voudrais bien rester avec moi le temps que j'aille mieux ?
- J'attendais que tu me le demandes ! Il n'y a personne qui fais aussi bien la cuisine que moi à Philadelphie alors tu va devoir me supporter quelques jours encore.
- Merci Scotty.

Il la rejoint sur le canapé, et les chats le suivirent instantanément

- Je crois que tes fauves m'ont adopté.
- Normal, ils aiment tous les hommes qui ont le malheur de rentrer dans mon appartement.

L'un des chats grimpa sur la table du salon, à la recherche de friandises probablement et fit tomber un vase. Lilly s'effraya quand il atteint le sol, et prit direct la main de Scotty. Elle ne maitrisait pas encore sa cécité, et pouvait paniquer rapidement. Elle enleva sa main en s'excusant d'avoir eu peur pour des bêtises pareilles mais il l'a repris, montrant qu'il comprenait très bien ce qu'elle éprouvait.

- Scotty, depuis avant, j'ai l'impression de voir des couleurs, même des formes mais très floues.
- C'est génial ! Tu va pouvoir reprendre les enquêtes !
- Oui je ne sais pas si je peux rester longtemps enfermée ici. Je vais aller me coucher, je te souhaite une bonne nuit et merci encore d'être là.

Elle lui serra la main avec tendresse et se dirigea vers son lit, laissant la porte de sa chambre ouverte, si jamais les chats avaient l'idée de lâcher la grappe à Scotty et de la rejoindre pendant la nuit.

Le lendemain matin, Lilly se réveilla un peu plus sereinement que la veille. A croire que la présence de quelqu'un chez soi avait été bénéfique à sa nuit. Elle se leva brusquement et les seules taches de couleur qu'elle pouvait apercevoir dansèrent devant ses yeux. Elle attrapa ses lunettes sur la table de chevet et se dirigea vers le salon.

- Scotty tu es encore là ?

Aucune réponse...elle vérifia s'il n'y avait aucun bruit dans la salle bain, et n'entendant rien, elle se dirigea vers la porte d'entrée pour constater qu'elle était fermée, mais sans les clés dans la serrure. Scotty avait dû les prendre, laissant le double dans le fourre-tout.

- Eh bien, on peut dire qu'il a déjà pris ses petites habitudes, il faut que je fasse attention à ce qu'il n'y prenne pas gout.

Elle réussit à prendre un petit-déjeuner digne de ce nom avant que l'infirmière n'arrive pour l'emmener voir le fameux psychologue qu'elle redoutait. Quand elle lui demanda si elle avait dormi dans le salon, elle lui expliqua qu'elle avait trouvé quelqu'un pour s'occuper d'elle.


Une fois dans la salle d'attente de l'hôpital, elle n'avait toujours pas trouvé une bonne raison de se rendre chez le médecin psychiatrique, mais l'infirmière ne lui avait pas vraiment laissé le choix.

Dans le bureau de monsieur Moos, son c½ur s'accéléra un peu plus à chaque minute passée avec lui. Elle ne supportait pas le ton prévenant qu'il osait affiché devant elle alors qu'il était un parfait inconnu. Il s'était tout d'abord présenté, pour soi-disant satisfaire la curiosité de Lilly, comme un homme d'une cinquantaine d'année, marié, et deux enfants. Mais elle ne voyait pas trop à quoi cela servait, il devait lui parler d'elle non ? Après un petit quart d'heure de présentation, elle prit sur elle et s'excusa de ne pas pouvoir rester. Elle n'avait aucune envie de parler de ses problèmes à cet homme, certes gentil, mais un peu trop superficiel. Elle sortit de la salle d'attente, là où l'infirmière l'attendait.

- Alors, ça a été ?
- Oh oui, on ne peut mieux...

La fin d'après-midi était organisée pour sa première sortie en ville. L'infirmière lui expliqua les moyens pour elle d'éviter de se cogner et d'être à l'aise avec les sons de la ville. Mais elle lui suggéra de rester toujours avec une personne hors de chez elle. Avant de rentrer, elle lui demanda si elle pouvait faire une halte à la pharmacie pour sa fille. Lilly accepta, et resta à l'extérieur.

Elle tentait de s'exercer à identifier les sons autour d'elle quand elle eut cette impression étrange, la même qu'elle avait vécut avant qu'elle ne se fasse agressée dans cette petite ruelle. Elle tentait de trouver une solution et se dirigea vers la pharmacie. Mais elle fut stoppée par quelqu'un qui posa une main sur sa taille. Elle s'écarta mais entendit le déclic d'une arme.

- Alors Lilly, tu as eu une sacré chance la nuit dernière.
- Vous...
- Oui, moi. Elle eut l'impression étrange de connaître cette voix.
- Ne t'inquiète pas Lilly, je me rattraperais crois-moi, je ne te louperais pas cette fois-ci.
- Ne vous approchez plus jamais de moi !

Il était parti, et l'aide soignante s'approchait déjà de la jeune femme qui avait l'air tellement troublée.

- Ca ne va pas Lilly ?
- Je veux rentrer chez moi, tout de suite !

Lilly avait demandé à l'infirmière de la laisser monter seule dans l'ascenseur. Elle la rassura lui expliquant que son ami était surement déjà rentré du travail pour l'aider.
La jeune femme était complètement chamboulée par cette rencontre inattendue, et cette voix...qui était-ce ? Pourquoi avait-elle l'impression de connaître le timbre de cette voix, comme si elle venait d'un passé oublié ?

Elle avait le teint pâle, et frissonnait de dégout. Elle poussa la porte de son appartement après avoir par mainte reprise essayé de débloquer la serrure, la peur qu'il revienne la déconcentrant.

Une fois rentrée, elle s'adossa le long de la porte puis se laissa glisser contre elle. Elle prit encore une fois sur elle pour se calmer, reprendre des couleurs, et se relever.

Scotty n'avait pas donné signe de vie, il devait surement être encore avec Stillman et les autres sur une enquête passionnante. Elle essaya de se décontracter doucement en se préparant un café. Elle avait vraiment hâte que Scotty rentre à l'appartement, elle ne supportait déjà plus le silence de celui-ci.

Le stress ne s'évaporant pas, elle décida de prendre un calmant. Elle se dirigea alors vers la salle de bain, tout en se cognant dans le canapé. Elle n'avait pas encore intégré la position de tous les obstacles. Une fois dans la pièce, elle ouvrit l'armoire à pharmacie mais un jet d'eau se fit entendre. Lilly s'effraya mais une main puissante et humide se posa sur son épaule.

- Lilly, désolé c'est moi...ne t'inquiète pas...désolé j'avais besoin de prendre une douche et je ne voulais pas être trop long à prendre mes affaires chez moi...alors je me suis dis que je pouvais la prendre ici. Ca ne te dérange pas ?
- Euh...euh...non ....c'est moi qui suis désolée...en tout cas, tu as de la chance que je ne peux rien voir.
- Oui...Il commença à rire de la situation. Lilly sourit.
- Euh...c'est gênant Scott'...je...je sors hein.
- Oui. Lilly ?
- Quoi ?
- Tu as pleuré ?
- Non, non, c'est bon, ne t'inquiète pas.

Et elle sortit de la salle de bain, avec l'image fictive de Scotty à travers le rideau de la douche, entrain de lui parler dans le plus simple appareil. Elle commença alors à rougir mais fut sortie de ses pensées par le bruit de la sonnette.

Sur le pas de la porte se trouvait Stillman suivi de Vera et Jeffries. Lilly les accueillit chaleureusement, elle avait vraiment besoin de compagnie ce soir. Elle reçut trois câlins protecteurs qui lui apporta un immense réconfort, jamais elle ne pourrait douter de leurs intention envers elle, ils étaient comme sa famille, ceux auxquels elle pouvait se raccrocher à chaque moment.

Elle les fit s'asseoir sur le canapé et demanda si quelqu'un voulait du café. Ils se levèrent tous les trois pour lui proposer de l'aide. Elle éclata de rire et dit qu'elle arrivait à se débrouillé. Ils se rassirent alors et elle se dirigea vers la cuisine, les laissant discuter de leur affaire en cours.

Et tout d'un coup, il y eut un silence. Lilly s'étonna de l'arrêt soudain de leur discussion mais comprit assez vite quand elle frôla Scotty en emmenant les cafés.

- Scotty ? Tu dors chez Rush maintenant ?
- Ouai et je vous signale que vous êtes assis sur mon lit là ! Il eut un petit rire quand les regards étonnés convergèrent vers Lilly.
- Il s'est proposé de venir m'aider les gars...
- Et ta s½ur Rush ? demanda Vera.
- Envolée, prononcèrent en c½ur les deux jeunes inspecteurs.

Scotty contempla Lilly, elle avait l'air tellement heureuse qu'ils soient venus. Ils restèrent à table avec eux, la jeune femme les invitant à manger la cuisine de Scotty. Le sujet du quasi viol n'avait pas été abordé. Ils voulaient seulement que Lilly puisse faire l'impasse quelques instants sur ce qu'il s'était passé.

- En tout cas, j'ai une bonne nouvelle, je crois que ma vision commence à revenir doucement mais surement.
- C'est génial Lilly, s'exclama Stillman.
- Ca veut dire qu'avant...tu m'as vu ?
- Non Scotty ! Je ne profite pas pour te voir sous la douche !

Les inspecteurs les regardèrent ahuris, ils ne voyaient pas trop ce qu'ils voulaient dire par là. Lilly recommença à rire, et fut suivi des plus âgés, tandis que Scotty eut un petit sourire coquin.

Vers dix heures, ils s'en allèrent enfin, les laissant seuls dans le salon.

- Tu pourrais aller me chercher mon produit pour les yeux dans la salle de bain, je ne sais pas exactement où je l'ai posé.
- Bien sur.

Il revint avec le produit, et tout en s'asseyant à coté d'elle, lui demande si elle voulait qu'il lui mette. Elle répondit positivement.

- Alors mets ta tête en arrière s'il-te-plaît.

Elle avait hésité à le laisser faire, mais elle posa tout de même les lunettes sur la table.

- Lilly, tes yeux ont l'air d'aller mieux, tu es moins rouge !
- Rassurant, dit-elle alors qu'elle était tout sauf rassurée qu'il puisse la voir d'aussi près sans qu'elle puisse le regarder.
Il lui mit alors quelques gouttes sur les pupilles mais son regard s'évada sur son visage, et rata alors sa cible. Il essuya la goutte qui s'échappait le long de sa joue avec ses doigts, et sentit le frisson qu'il avait provoqué chez elle.

- Je peux te poser une question, as-tu peur de moi Lilly ? As-tu peur que je te fasse la même chose que ce taré ?
- ...non, jamais.

Elle orienta son regard vers lui et elle aperçut la forme floue de son visage. Elle posa alors sa main sur sa joue comme il l'avait fais pour elle, et s'approcha de lui. Il la contempla à nouveau, et ne put résister, il caressa ses cheveux, les plaçant derrière ses oreilles et elle se laissa prendre dans ses bras. Il approcha son visage, et ne tenant plus face à la fragilité de Lilly, la serra délicatement dans ses bras et lui donna un simple baiser pour ensuite l'attirer contre son épaule.

- Bonne nuit Lilly.
- Fait de beaux rêves...

Lilly...Lilly...viens...tu ne sers à rien ici ma jolie...non à rien du tout, sauf à faire du mal autour de toi. Ne vois tu pas que si tu t'étais un peu plus occupée de ta mère, elle ne serait pas dans cet état aujourd'hui ? Ne vois-tu pas que si tu t'étais un peu plus préoccupée de la scolarité de ta s½ur, elle n'aurait pas eu des démêlés avec les flics aujourd'hui ?

L'inconnu se remit à la frapper, à la rouer de coups encore et encore...

Lilly se tournait et retournait dans son sommeil, elle avait le front en sueur, le corps moite sous les draps, et ces chats étaient descendus du lit, gênés par les mouvements brusques de leur maitresse. Elle émit des gémissements ce qui réveilla Scotty.

Il se précipita dans la chambre de la jeune femme et tenta de la réveiller.

- Lilly, je suis là !

Elle commença à suffoquer, comme si elle manquait d'air. Il n'eut pas le choix et lui asséna une claque assez puissante pour qu'elle reprenne connaissance.

Elle ouvrit les yeux, et recula rapidement pour tomber du lit.

- Aïe !

Elle était maintenant complètement réveillée mais avait un horrible mal de tête. Scotty lui tendit la main pour la remonter sur le matelas, puis elle rejoint ses bras protecteurs.

- Excuse moi...je ne voulais pas m'écarter de toi comme ça mais...
- Tu m'as pris pour lui.
- Oui.
- Lilly je crois qu'il y a quelque chose d'encore plus grave que ce qu'il s'est passé la nuit dernière dans tes pensées pour que tu fasses des rêves pareils. On aurait dis qu'il essayait de te tuer dans ton cauchemar, comme s'il essayait de t'étranger...avait-tu cette impression ?
- Après qu'il m'ait frappé, oui, il a essayé...
- Qui-est-ce ?
- Mais je n'en sais rien ! Cet homme surement !
- Mais cet homme Lilly, dans cette ruelle, avait-il parlé de ta famille ? Tu murmurais des phrases par rapport à Christina...
- Ne me parle pas d'elle !
- Mais tu en as parlé Lilly. Dans ton rêve. Dis-moi qu'il n'a pas voulu te tuer dans cette ruelle ?
- Non, enfin il n'a pas eu le temps en tout cas.
- Il y a autre chose que ce viol Lilly, ce n'est pas normal.
- Je n'ai pas envie d'en parler.

Elle détourna le visage, voulant fuir la conversation.

- A qui vas-tu en parler alors ? Au psy ? A ta famille ? Non tu ne les supporte pas. Tu ne peux pas refouler ce qu'il t'arrive, tu dois pouvoir essayer d'en parler.
- J'avais déjà essayé quand j'étais petite...dit-elle vaguement mais avec énervement. La rage fit place à la tristesse et elle se resserra encore contre Scotty. Il lui embrassa les cheveux et caressa son épaule pour l'encourager à continuer.- J'ai...tu peux croire que mon enfance n'a pas été facile, une mère alcoolique, une s½ur chouchoutée...j'étais le vilain petit canard de la famille. Et un soir, ma mère m'a forcée à chercher de l'alcool à l'épicerie du coin.
- Comment a-t'elle pu...
- Une mère alcoolique Scotty...et à la sortie du magasin, j'ai senti qu'on me suivait.

Les larmes de la jeune femme se formèrent une fois de plus et Scotty lui caressa alors la nuque pour la calmer.

- Et...et...il m'a tabassé...violé ! Et il disait que c'était pour me punir de ce que je faisais à ma famille...et cette voix...

Elle s'effondra, ne pouvant dire un mot de plus, elle laissa libre court à son chagrin tandis que Scotty l'apaisait comme il pouvait, lui promettant de tout faire pour qu'il ne l'approche plus.

Quelques minutes plus tard, elle s'endormit extenuée dans les bras de son partenaire, vidée de son énergie. Scotty plongea alors son regard dans le vide, horrifié par les tortures de Lilly- Humm

Les cheveux sur le visage, l'impression d'avoir la tête serrée par un anneau de métal, Lilly émergeait de son sommeil sans rêves, et avait les idées complètement embrumées. Elle sentit comme un poids sur sa taille, et tenta de se souvenir des événements de la nuit dernière. Les collègues qui rappliquent à la maison...le baiser rapide de Scott...son cauchemar...Bon dieu ! C'était Scotty derrière elle, là, tout collé contre son dos et ses fesses.

Elle ouvrit les yeux, surprise qu'il soit encore dans son lit. Il s'était assoupi après s'être posé milles et une question sur l'enfance de Lilly. La jeune femme se détourna pour observer son collègue. Il avait l'air soucieux, mais quand il sentit qu'on bougeait contre lui, il émergea de son sommeil mais garda les yeux fermés, son visage devenant doucement plus paisible. Il avait toujours son bras autour de Lilly et elle se sentait étrangement protégée, ce qui ne lui était pas arrivé depuis des lustres.

Scotty ouvrit lentement les yeux et prit conscience de sa position dans le lit de la jeune femme. Il dégagea Lilly de son emprise et recula doucement. Mais elle n'accepta pas cet éloignement et elle le suivit avec un petit sourire. Il la regarda avec amusement et il se faufila sous la couverture pour inverser sa position afin de se trouver face à Lilly. Elle laissa alors tomber et s'adossa elle aussi au montant du lit.

- Hey, tu sais, je vois ta silhouette, ne crois pas que je suis complètement aveugle !
- Mais j'aime bien ce petit jeu de cache-cache entre nous.
- Tu ne préfères pas qu'on joue au chat et à la souris ? dit-elle d'un ton joyeux.
- Tu m'étonneras toujours Lilly.
- Tu fais le chat !

Et elle se cacha sous les couvertures. Scotty se prit au jeu et dégagea entièrement la couverture, laissant Lilly recroquevillée en nuisette au centre du lit.

- Eh ! On se les gèle !

Mais Scotty se trouvait déjà au-dessus d'elle, et lui assena un coup de coussin en la bloquant contre lui. Elle changea alors les donnes, et lui pris des mains son coussin et l'envoya à l'autre bout de la pièce. Elle tira sur le t-shirt de Scotty et l'attira à elle.

- Tu m'as trouvée, c'est moi le chat...

Elle mit ses mains sur les épaules de son aide-soignant et lui donna le même baiser que la veille, mais Scotty ne pouvait se contenter de ça, il approfondit le baiser, et tout en caresses, Lilly chercha d'une main la couverture pour la protéger de la température de la chambre.

Mais Scotty arrêta ses baisers, et se leva rapidement.

- Non ! Non Lilly, je ne peux pas te faire ça.
- De quoi ? Quoi ?!
- Tu es encore sans défenses, ces derniers jours t'ont bouleversée, je, j'ai trop peur d'en profiter sans que tu es vraiment la maitrise de tes limites.
- Non Scott ! Arrête, je vais bien, j'en ai envie...
- Je ne veux pas Lil', désolé.

Et il se détourna, enfila un pantalon et un pull, prit sa veste sur le canapé tandis que Lilly essayait de suivre sa silhouette dans la pénombre mais la porte avait déjà claquée.

Lilly s'effondra sur le sol. Elle prit vraiment mal le fait que Scotty l'ait rejetée et sa colère se reporta sur sa s½ur pour enfin tout lui mettre sur le dos. Elle imagina les pires choses, la comparaison que Scotty avait dû faire entre elles, les détails que Christina avait dû raconter sur les engueulades entre Patrick et elle...Lilly imagina tout, tant que sa s½ur en était le bouc émissaire.


Scotty continuait son chemin vers sa voiture, il faisait encore nuit noire dehors. Il regarda la fenêtre de Lilly, aucunes lumières n'étaient allumés. Mais il ne voulait vraiment pas y retourner, ne pas céder à la tentation sous peine de faire du mal à Lilly, et il savait que s'il allait plus loin avec elle, ce ne serait pas anodin. Tout en marchant, il continuait de réfléchir, de peser le pour et le contre, et c'est alors qu'il percuta un homme. Il s'excusa brièvement et continua son chemin. Il ouvrit la portière, et prit le chemin de son appartement.

La jeune femme était toujours dans la pénombre du salon, attendant peut-être que Scotty reviennes, qu'il ait changé d'avis. Mais son optimisme s'échappa quand elle sentit à nouveau cette sensation étrange d'être observée. Elle se leva pour se diriger vers la porte qui était ouverte, Scotty était parti comme un voleur. Elle la referma alors rapidement et son angoisse augmenta d'un cran.

Elle courut vers la chambre et s'enferma à double tour, la sensation était toujours là, elle ne voulait pas partir. Lilly s'assied sur le lit, et tenta de reprendre une respiration normale.

- Tu deviens parano Lilly, parano !
- C'est possible ma chère...

Et le bras puissant de l'inconnu la plaqua contre le matelas, attachant son poignet à l'un des barreaux de son lit.

- Cette fois-ci personne ne nous interrompra Lilly...
- Mais qui êtes-vous ? cria-t-elle en essayant de se dégager.
- Je suis surpris que tu ne reconnaisses pas ma voix mon vilain petit canard.

Lilly stoppa ses mouvements, et comprit alors...ses rêves...cette voix...il avait déjà essayé de la tuée à l'époque, mais avait raté son coup...il était là pour se venger...

- James Origan...
- En chair et en os...
- Alors c'était toi, sale fumier ! Pourquoi ? Hein ? Qu'est ce que je t'ai fais ? Tu m'as toujours haïe, même quand ma mère t'a laissé tombé comme une vieille chaussette ! Pourquoi ?
- Mais regarde toi Lilly, tu n'es que le vilain canard de la famille, tu n'as jamais eu ta place auprès de ta mère et de ta s½ur ! Et pourtant ta mère m'a rejetée pour te garder ! Ne-vois tu pas que c'est toi qui a rendu alcoolique ta mère avec tes conneries ? Et tu as pensé à l'avenir de ta s½ur une seule fois dans ta vie ?

Lilly flancha sous les accusations de James, l'ex petit ami de sa mère, tant redouté par Lilly...le méchant loup de son enfance.

- Mais tu es belle Lilly, et c'est la raison qui fais que tu arrives encore à exister dans ce bas monde, alors que moi on m'a rejeté.
- C'était toi dans cette ruelle...
- Je croyais que tu le savais Lilly, mais je n'ai pas eu le temps de te faire plus de mal que de bien la nuit dernière...
- Tu crois que tu m'as fais du bien sale fumier !
- Comme quelques années auparavant ma jolie, derrière l'épicerie, tu te souviens ?
- C'était donc toi !
- Tu l'as rendue alcoolique Lilly, c'est pour ça qu'elle m'a rejetée moi ! Tu ne mérites pas de vivre, ou seulement pour satisfaire certains hommes ! Je te hais, tu entends ? Je te hais !

Lilly réfléchit alors a toute vitesse, Scotty était parti, son arme était à l'autre bout du lit dans la table de chevet...elle avait fermé la porte nom de dieu ! Elle fit la seule chose encore censée, elle cria le plus fort qu'elle put pour alerter les voisins mais James lui bâillonna la bouche avec un ruban empestant la transpiration.

Lilly se débâtit, mais James la plaqua contre lui.

- Tu vas me payer ces années de misère Lilly.

Elle ne pouvait que voir la silhouette de cet homme, comme dans son cauchemar...il lui donna une violente gifle.


Scotty était toujours sur la route, et avait allumé la radio pour se décontracter, afin d'oublier la sensation du corps de Lilly contre le sien. Il imagina la jeune femme dans sa petite nuisette...

- Et puis merde !

Il donna un grand coup de volant et fit crisser les pneus, effrayant les autres conducteurs sur l'autre voie. Il accéléra et reprit le chemin de l'appartement de Lilly. Quand il aperçut enfin l'immeuble, son regard s'attarda sur les fenêtres de l'étage de la jeune femme. Aucunes lumières n'étaient visibles...et il se rendit compte que ce n'était pas normal, elle ne pouvait pas s'être rendormie après ce qu'il s'était passé...ou alors la réputation du jeune homme était à refaire !

Il enclencha le clignotant et se rappela de cet homme pressé sur le parking...le fait qu'il n'avait pas fermé la porte de l'appart' de Lilly...et son inquiétude augmenta.


James continuait de gifler Lilly, de plus en plus fort. La joue de cette dernière était en feu, et ses cris s'évanouissait à travers le bout de tissus.

Scotty atteint la porte de l'appartement, mais elle était fermée. Son inquiétude diminua, imaginant que la jeune femme eut la présence d'esprit de fermé à clé.

James avait entendu le bruit que Scotty faisait en tapant contre la porte et se dégagea de Lilly pour vérifier qu'elle avait bien fermé la porte de sa chambre. Il sourit alors et retourna à son occupation favorite, martyrisé le vilain canard.

Scotty prit les clés dans sa poche et entra dans le salon. Il alluma les lumières. Lilly n'était pas là. Son instinct lui indiqua la salle de bain, mais personne.

- * Ce n'est pas possible, elle s'est rendormie ou quoi ?*

Il toqua à la porte de la chambre mais aucun son ne se fit entendre. Il tenta de l'ouvrir mais elle était fermée.

- Lilly, c'est moi, je suis désolé, ouvres-moi !

Toujours aucun son, elle lui faisait la gueule, ce n'était pas possible !

Lilly ne savait pas quoi faire pour attirer l'attention de Scotty mais elle essaya de retrouver ses esprits, de ne pas se laisser submerger par la peur. Elle se rendit alors compte que ses jambes n'étaient pas attachées. Elle rassembla ses dernières forces et donna un coup violent à James. Il gueula, ce qui alerta Scotty.

De son côté, il s'acharnait sur la poignée, et donna des grands coups de pieds dans la porte. L'un deux atteint son but, et le spectacle de la jeune femme, qui se débattait pour maintenir James en situation de faiblesse lui redonna espoir. Il se jeta sur « l'inconnu », et l'assomma avec la lampe de chevet.

- Ou est ton arme ?
- Dans le tiroir !

Quelques temps plus tard, Stillman était sur place avec quelques flics pour arrêter le violeur. Scotty avait dû se maîtriser pour ne pas tuer James. Il l'emmena jusqu'à la voiture et préféra laisser la suite à Stillman, de peur qu'il n'aille trop loin. Il rejoint Lilly sur le perron, et la prit dans ses bras. Elle nicha son visage dans le coup de son ami et fut enfin apaisée, heureuse que la justice ait été faîte.

- Tu crois que ça va aller maintenant ?
- Pourquoi, tu es pressé de retourner dans mon lit ? dit-elle d'un ton moqueur.
- Si j'avais été là...
- On ne construit pas le monde avec des « si » Scotty, mais je suis heureuse que tu n'as pas résisté plus longtemps à la tentation, sinon...
- On ne construit pas non plus le monde avec des « sinon » Lilly.

Elle sourit et embrassa l'inspecteur sous le regard amusé de Stillman, qui prenait déjà la route vers le central.

- Mais tu sais, je commence à m'en vouloir pour ma s½ur, James n'avait pas tout faux dans ce qu'il disait, j'aurais dû être plus présente pour elle.
- Ce n'était pas ton rôle Lilly, mais celui de ta mère...tu n'as rien à te repprocher, seulement d'être la fille aînée dans une famille instable.
- Je suis heureuse que tu sois là. Tu sais, je crois que si tu n'avais pas été là, cette semaine, je n'aurais pas tenu...
- ....Je t'aime.

Lilly lui fit comprendre que là, elle ne tenait vraiment plus. Elle passa ses mains sur la taille de son compagnon et lui fit une petite moue interrogative. Il éclata de rire et enlaça la jeune femme pour retourner sur la scène du crime, dans la chambre de Lilly.
fin.
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# Posté le dimanche 09 décembre 2007 14:24

Nouvelle épisode vituelle "Sans toi "

Nouvelle épisode vituelle  "Sans toi "
Lilly parcouru la pièce du regard. Elle s'arrêta sur le bureau qui était sur sa droite. Ses yeux rougis et gonflés se remplirent instantanément de larmes. Elle repensa à la conversation qu'ils avaient eu. Il préférait partir, ce ne pouvait pas être elle. Il avait demandé sa mutation à la brigade des m½urs, et celle-ci avait été acceptée. Elle avait voulu chercher du réconfort auprès des autres, mais rien ne pouvait la consoler. Elle venait de perdre son ami, son partenaire et sa moitié. L'ambiance qui régnait ces derniers temps étaient pesante et froide. Tout le monde l'avait remarqué. C'était ce qu'il fallait faire, lui avait-il dit. Elle repensa aux moments qu'ils avaient vécu. Il était entré dans son c½ur, il avait réussi à briser la carapace qu'elle s'était construite au fil du temps. De collègues ils étaient devenus amis, et cette amitié s'était transformée en amour. Un amour qu'elle croyait fort et éternel. Elle ne put contrôler plus longtemps les sanglots qui lui montaient à la gorge et laissa libre cours à son chagrin. Les larmes inondaient son visage. John Stillman qui voyait la scène s'approcha, mais s'arrêta quand il vit Scotty entrer à son tour dans la pièce.


Il se dirigeait vers son bureau, un carton à la main. Il s'arrêta au niveau de Lilly, la regarda et continua sa route. Les yeux baissés, elle réussit à se lever, se précipita vers son collègue.

- Ne pars pas. On peut trouver une autre solution, parvint-elle à dire.

- Tu sais très bien que c'est mieux comme ça, répondit-il en essayant de paraître le plus calme possible.

- Scotty, j'ai besoin de toi. Je n'y arriverai pas toute seule.

- Tu n'es pas seule. Les autres sont là.


Les sanglots de Lilly redoublèrent, elle ne se contrôlait plus. Il prit une de ses mèches de cheveux dans sa main droite et la passa derrière son oreille en s'attardant sur son visage. Lilly s'y accrocha de toutes ses forces. Il l'embrassa délicatement sur la joue. Elle ferma les yeux, et essaya de retenir encore quelques instants sa main dans la sienne. Elle en avait besoin. Lui partit, c'était une partie d'elle qui s'envolait aussi. Elle avait cru ne plus pouvoir aimer comme ça, mais c'était arrivé. Sans lui sa vie basculait. Elle savait qu'elle ne pourrait pas revivre ça à nouveau.


- S'il te plaît ne me laisse pas.

- Je ne te laisse pas, je m'éloigne un peu. Ca ne peut que nous faire du bien.

- Comment on est arrivé là ?

- La vie Lil'. Tu sais que je t'ai pardonné, mais j'ai juste besoin d'un peu de temps.


Il rangea ses affaires dans le carton et s'éloigna, laissant Lilly seule en pleurs. Il pleurait aussi. La voir aussi fragile et aussi triste lui fendait le c½ur. Une envie de se retourner et de la prendre dans ses bras le tenaillait. Pourtant il n'en fit rien. Il se dirigea vers l'ascenseur en entendant les sanglots de sa partenaire. Au moment de monter dans l'appareil il sortit une tasse du carton, la regarda et esquissa un sourire. Une partie d'elle était avec lui, et inversement.


Lilly retourna vers son bureau, et s'assit sur la chaise. Un objet attira son attention. Posée en évidence elle vit la tasse de Scotty avec un post-it qui disait :

« Même ailleurs, je suis quand même là avec toi. »

Malgré ses larmes, un sourire vint se dessiner sur ses lèvres. Stillman, qui jusqu'ici était resté caché, s'approcha, mit une main sur son épaule.

- Je sais ! Je sais ! Prenez tout le temps qu'il vous faut, mais je voudrais vous présenter votre nouvel équipier.

- Chef... Je...

- Ca peut prendre du temps, mais ça ira mieux, je peux vous en assurer.


###


Ces événements se sont passés il y a maintenant 5 ans. Après des mois de doutes et de tristesse, Lilly avait tant bien que mal réussi à avancer. Buvant une gorgée de café dans sa tasse, elle esquissa un sourire et se dirigea vers la sortie. Une petite fille lui sauta au cou, et elle reçu un câlin protecteur et aimant. De cette merveilleuse histoire était née Sarah. C'est fou comme elle ressemblait à son père. Elle le vit au loin qui lui faisait signe de la main. Elles se dirigèrent vers lui, et Lilly prit le sac que lui tendait Scotty avec un pincement au c½ur. Ils étaient restés amis, mais il y aurait toujours bien plus que de l'amitié entre eux.

Trouvé sur :
Hypnoweb

# Posté le mercredi 12 décembre 2007 13:38

Bonne année 2008

Bonne année 2008
Puisse cette nouvelle année
Etre aussi brillante
Que toutes ces étoiles
Qui scintillent
Par-dessus nos têtes
Puissiez vous trouver
Autant de richesses
Que celles qui font ce monde
L'amour, l'amitié
Mais surtout la santé
Puisse cette année être douce
Et paisible avec plein de v½ux
A réaliser....

# Posté le lundi 31 décembre 2007 10:48